mercredi 29 avril 2020

"Savonarole" par Roger Toulouse


Après le « Dante » peint par Roger Toulouse, je vous propose l’étude d’un autre tableau du même artiste : le portrait halluciné de Girolamo Savonarola.


Fra Bartolomeo : Portrait de Savonarole (1498 - musée de San Marco)
Roger Toulouse (1918-94) : Frère Jérôme Savonarole (1953 - MBAO). Huile sur isorel – 73 x 54 cm

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Après avoir lancé le fichier audio, cliquez sur les tableaux pour les voir en plein écran pendant l'audition


Peinture anonyme : Exécution de Savonarole sur la Piazza della Signoria à Florence, le 23 mai 1498 (1498 - Florence, Musée de San Marco) – 101 x 117 cm 

mardi 28 avril 2020

Une histoire franco-italienne : les Cassini

L'observatoire à sa création par Louis XIV (de 1667 à 1672) 
(doc Observatoire de Paris)

Parmi les apports à la science  venus de notre voisine et sœur l'Italie, tout au long de notre histoire commune, l'un des plus importants est celui des CASSINI, astronomes et géographes qui dirigèrent l'Observatoire de Paris de sa création par Louis XIV jusqu'à la Révolution.

On doit à cette famille une grande part du rayonnement de l'astronomie française. Et si CASSINI fut aussi le nom de la sonde qui observa Jupiter et Saturne de 2000 à 2017, c'est en son honneur qu'elle fut baptisée.

Les astronomes sont aussi férus d'Histoire et leur gratitude envers leurs anciens est indéfectible.

Citons dans l'ordre : 
  • Cassini Ier: Giovanni-Domenico 1625-1712, 
  • Cassini II : Jacques (1677-1756), 
  • Cassini III : César-François (1714-1784), 
  • Cassini IV, dit Cassini de Thury : Jean-Dominique (1748-1845).

On découvrira je l'espère avec passion et curiosité leurs biographies et bien-sûr le principal de leurs œuvres et découvertes sur ce site remarquable de l'Observatoire du Pic du Midi :
En attendant des jours plus cléments à la rencontre collective et acorfienne, bonne lecture individuelle !

lundi 27 avril 2020

Confinement, rien de nouveau sous le soleil

Colette, grand cru français de notre patrimoine littéraire, vint aussi en Italie en tant que correspondante de presse (1915). Elle qui sut si bien décrire les comportements humains, connut aussi une sorte de confinement intime, une sensation de vide qu’elle décrit dans un texte intitulé « Danger ».

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Notre amie Nicole Laval-Turpin, le 7 février 2017, nous avait présenté une conférence intitulée :
Colette en Italie de 1915 à 1917

Sur le site de l'ACORFI, vous pouvez retrouver cette remarquable conférence en suivant ce lien

dimanche 26 avril 2020

"Bella ciao"

Le 25 avril 2020 – Fête nationale italienne
 


À l’occasion de la Fête qui marque la libération de Milan, Turin et Gênes en 1945, et la défaite des nazis dans la péninsule, des milliers d’habitants, confinés chez eux, ont entonné l’hymne national, puis le chant des Partisans, "Bella Ciao".

 « Bella ciao » est un chant de révolte italien qui célèbre l'engagement dans le combat mené par les partisans, résistants pendant la Seconde Guerre mondiale opposés aux troupes allemandes alliées de la République sociale italienne fasciste. Les paroles ont été écrites fin 1944 sur la musique d'une chanson populaire que chantaient au début du XXe siècle les "mondines", ces saisonnières qui désherbaient les rizières de la plaine du Pô et repiquaient le riz, pour dénoncer leurs conditions de travail. Ce chant est devenu un hymne à la résistance dans le monde entier.

samedi 25 avril 2020

Giordano Bruno

En décembre dernier, Jean-Marie BOURVEN nous a entretenu de Giordano Bruno, Galileo Galilei, la pluralité des mondes.
 
Mercredi dernier sur France Culture, « La méthode scientifique » nous a proposé l'émission

Giordano Bruno : la terre, le soleil et l’infini

Elle réunissait Yves Hersant, historien, ancien directeur de l’EHESS et Jean-Pierre Bibring, professeur de physique à l’Université Paris-Sud (Orsay), astrophysicien à l’Institut d’Astrophysique Spatiale et responsable de nombreuses missions d'astronomie spatiale (dernièrement : comète Tchouri et mission Rosetta vers 2016). Ils ont été rejoints un moment par une philosophe de la Renaissance Marion Lieutaud.
Avant, on pensait que les astres étaient fixés sur une sphère et que la Terre était immobile, jusqu'à ce que le contraire soit prouvé. Quelles étaient les idées de Giordano Bruno ? Pourquoi a-t-il été brûlé ? Quelle a été son influence sur la science ? Sur Galileo Galilei ?
Si vous voulez, approfondir la conférence de Jean-Marie, ne manquez pas cette diffusion :


vendredi 24 avril 2020

Le drapeau italien

Il y a quelques jours, je me suis posé la question des couleurs du drapeau italien, afin de les utiliser sur notre site web et ses dérivés. Rapidement, une page de Wikipédia, intitulée, Drapeau de l'Italie a répondu à mon attente : trois bandes verticales verte (fougère), blanche (éclatante) et rouge (cramoisi) de même taille. Les valeurs alphanumériques utilisées par les informaticiens y sont précisées, comme je l'espérais.


J’ai consulté cette page. Elle m’a ouvert de nombreuses perspectives sur cet objet emblématique de la nation sœur. 

Les causes de ce choix sont apparemment variées (et même confuses), je vous les laisse découvrir. 

Je retiens la dernière étape de la construction : 
« En 2003, après 206 ans d'utilisation, le gouvernement de Silvio Berlusconi décide de spécifier précisément les teintes du drapeau tricolore, mais l'opposition s'opposa à ce projet comparant la méthode à un « coup d'État chromatique ». Pour eux, « Le vert, affirment-ils, est désormais plus profond, le rouge a pris les teintes rubis et le blanc a tourné à l'ivoire »

S’il vous reste un peu de temps, la page Drapeau de la France est aussi fort instructive même si nous pensons le connaître mieux que celui de nos amis italiens.

jeudi 23 avril 2020

Le "Persée" de Benvenuto Cellini

Une fois devenu un orfèvre de renom, Benvenuto Cellini ne s’est pas contenté de cette gloire, il a voulu être reconnu en  tant que sculpteur. Après un travail acharné, il est parvenu à atteindre son objectif en réalisant quelques œuvres majeures de la Renaissance italienne.

Benvenuto Cellini (1500-71)
Persée tenant la tête de Méduse 
(1554 – Loggia dei Lanzi, Florence). 
Bronze. 5,19 m (avec le piédestal)

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(Lorsque vous entendez le fichier audio, cliquez sur le tableau pour le voir plein écran)

Dans le cadre de l'ACORFI, le 8 mars 2016, Jean-Louis Gautreau a présenté une conférence intitulée :
Vous pouvez l'écouter en intégralité en cliquant sur le lien ci-dessus.

mardi 21 avril 2020

Le site web de l'ACORFI

Vous pouvez consulter, sur le site web de l’ACORFI tous les titres des conférences données par notre association depuis le 26 novembre 1986, sa date de naissance. La première s'appelait Roma, évidemment ! Elle fut prononcée par une équipe de l'ACORFI. Cette expression signifie que plusieurs adhérents s'unissent pour réaliser la causerie. Je n'en sais pas plus, peut-être, qu’un lecteur pourra nous éclairer à propos des circonstances de ce lointain lancement.


Vous pouvez retrouver nos activités passées à partir de la page d'accueil de notre site. En cliquant sur l'ardoise blanche (multimédia), vous aboutissez à la même destination.

Les conférences sont classées année par année, une signalétique permet de savoir si des éléments multimédias y figurent.

En dessous, une recherche dans le site vous est proposée, il vous suffit d’y taper votre demande.

lundi 20 avril 2020

Venise d'Alfred de Musset

Aujourd'hui nous allons nous promener à Venise en compagnie d'Alfred de Musset qui composa le poème Venise. Il est issu du recueil Premières poésies édité en 1828.




Vous pouvez aussi regarder une courte vidéo "Venise la rouge Alfred De Musset" où apparaît le texte de Musset, accompagné d'un Nocturne de Frédéric Chopin et d'images vénitiennes.

dimanche 19 avril 2020

Le syndrome de K


Giovanni Borromeo
(Rome, 15/12/1898 - Rome, 24/8/1961)
« Le syndrome K était indiqué sur le dossier du patient pour indiquer que la personne malade n'était pas malade du tout, mais juive. Nous avons créé ces documents pour les Juifs comme s'ils étaient des patients ordinaires, et au moment où nous devions dire de quelle maladie ils souffraient ? C'était le syndrome K, qui signifiait J'admets un Juif, comme s'il ou elle était malade, mais ils étaient tous en bonne santé », d’Adriano Ossicini, en 2016.

Une histoire raconte qu’en 1943 Giovanni Borromeo découvre le syndrôme K, une maladie qui fait des ravages dans la capitale italienne… En 1934, il avait été nommé directeur de l’Ospedale Fatebenefratelli sur l'île Tibérine en plein centre-ville de Rome. Il décide donc de confiner tous les malades de la « maladie de K » dans son hôpital, par précaution, évitant d’autres contaminations. Seulement voilà, le syndrome K n’a jamais existé. Ce faux virus a été inventé de toutes pièces (par ce médecin sans doute). Quant aux personnes malades, il s’agissait de juifs que Giovanni Borromeo voulait mettre à l’abri des Nazis, en train de s'emparer de la ville. Et ça a marché ! il aurait sauvé la vie de plus d'une centaine juifs romains en inventant cette maladie.
Ce médecin italien a reçu, en 2004 par le Yad Vashem, Mémorial vivant du peuple juif en souvenir de la Shoah, le titre de « Juste parmi les Nations », honorant des personnes qui, n’étant pas de confession juive, ont sauvé des Juifs pendant la guerre, souvent au risque de leur vie.

L'analyse des documents et autres preuves de l’époque, sans nier l'action de Borromée vers la famille de son professeur, Marco Almajà, modèrent plus légèrement l'histoire, avec quelques divergences sensibles en ce qui concerne les dates, le nombre de personnes et le cours des événements. Des différences avec le livre du fils de Borromeo écrit sur son père, en 2007.
Ce qui est certain et « Yad Vashem » le reconnait, il a bien sauvé 5 membres de la famille d’un célèbre Professeur de physiopathologie à l'Université de Rome, Marco Almajà, (ou Almagià), dont Borromeo avait été un étudiant puis l’assistant.
Parmi le personnel médical, il y avait 2 jeunes médecins en situation précaire, Vittorio Emanuele Sacerdoti et Adriano Ossicini: ce sont eux qui ont laissé les seuls souvenirs connus de la vie à l'hôpital pendant la guerre. Sacerdoti était juif et le neveu du professeur Almagià, (donc aussi le professeur de Borromeo). Ossicini était un antifasciste catholique qui avait échappé à la prison à plusieurs reprises.
En 1998, Sacerdoti a accordé une longue interview à la Shoah Foundation et en 2005 Ossicini a écrit un mémoire intitulé Un'isola sul Tevere (une île sur le Tibre).
À travers leurs souvenirs, nous apprenons qu'après l'armistice du 8 septembre 1943, pendant l'occupation nazie de Rome, les Fatebenefratelli sont devenus un creuset de fugitifs, de carabiniers, de policiers coloniaux, de déserteurs, de résistants, d'antifascistes etc…

Tout cela a donné naissance à ce petit film sur Arte du 12 septembre 2019.

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samedi 18 avril 2020

Artemisia et Judith

Artemisia Gentileschi a combattu toute sa vie pour être reconnue comme peintre par ses pairs, et a été célébrissime en son temps. Oublié pendant plus de deux siècles, son œuvre peint est redécouvert peu à peu au début du XXe siècle. Le tableau que je vais vous présenter illustre l'un de ses thèmes favoris.

Artemisia Gentileschi (1593-1654) :
Judith et sa servante Abra avec la tête d’Holopherne 
(1617-18 – Florence, Palazzo Pitti). 193 x 114 cm.

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(Lorsque vous entendez le fichier audio, cliquez sur le tableau pour le voir plein écran)

Dans le cadre de l'ACORFI, le 12 février 2013, Jean-Louis Gautreau a présenté une conférence intitulée :
Vous pouvez l'écouter en intégralité en cliquant sur le lien ci-dessus.

vendredi 17 avril 2020

Nouveau conte de Dino Buzzati

DOUCE NUIT…

Que se passe-t-il dans ce jardin mystérieux inondé par la lumière de la lune ?


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jeudi 16 avril 2020

Opera no, opera si !

Nous avons dû renoncer à nous rendre, samedi 9 mai 2020, au Pathé Orléans, pour voir et écouter Marie Stuart, l'opéra de Gaetano Donizetti, en direct du Metropolitan Opera (MET) de New York. Vous en connaissez sans doute la cause.

Afin de compenser ce désagrément, l’Opéra royal de Liège Wallonie, nous propose, gratuitement et depuis votre lieu de confinement d'assister à deux opéras :
  • « Don Carlos » de Verdi
  • « Madama Butterfly » de Puccini

(Cliquer sur cette photo pour accéder au site)

Bien sûr, Mozart s'est immiscé ici, mais n'oublions pas qu'il séjourna trois fois en Italie !

Ces émissions sont présentées sur internet. Avec un câble HDMI, il est possible de les voir sur votre téléviseur.

mardi 14 avril 2020

Brèves d'Italie (3)

Sardegna - Orgosolo e i Murales

Ce village,  dont le nom dérive du mot paleosarde "Orgosa" (lieu humide, marécage) est  situé au coeur de la Barbagia dans le massif du Supramonte au pied du Mont Lisorgoni (978m) à environ 20 km de Nuoro. Il est célèbre pour ses peintures murales  représentant divers évènements.  
     
Cette activité picturale a commencée en 1975 à l'initiative de Francesco Del Casino, originaire de Sienne, professeur de dessin.



Chaque rue raconte l'histoire d'un Pays, de la Sardaigne : périodes de luttes - comme la révolte de Pratobello quand la population s'oppose à l'implantation d'un camp d'entraînement militaire de l'OTAN -  abus, injustices, pauvreté, mais également des évènements du Monde d'il y a 50 ans à aujourd'hui  : Che Guevara, manifestation des Mères en Argentine Plaza de Mayo, l'attaque des Tours Jumelles.


 (Cliquer sur les images pour les agrandir)

Chaque peinture est une fresque aux couleurs vives s'inspirant du cubisme de Picasso principalement réalisée par Francesco Del Casino, le père de presque toutes ces "murales" qui ont transformé Orgosolo, pays de la montagne sarde, en véritable musée à ciel ouvert.


Pour conclure, une vidéo sur Orgosolo et ses peintures murales.

lundi 13 avril 2020

Canova et Napoléon

La sculpture dont je vais vous parler n’est peut-être pas l'un des grands chefs-d’œuvre d’Antonio Canova, mais, prise dans la tempête de l’Histoire, 
elle a eu un destin assez particulier. C’est un marbre monumental représentant : 
Napoléon en Mars désarmé et Pacificateur.


Antonio Canova 
Napoléon en Mars désarmé et Pacificateur (1806 - Londres). Marbre

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dimanche 12 avril 2020

Association France Italie du Cher

Ce dimanche de Pâques, dès potron-minet, je navigue distraitement sur la toile. Au bout d’un moment, je lance une recherche : « France Italie ». Passée la première page orientée vers le rugby et le coronavirus, Qwant (que je préfère souvent à Google) m’indique une sympathique réponse :


https://franceitalieducher.wordpress.com/2020/01/03/1772/

Je clique, le site de l'association France Italie du Cher apparaît. Son logo s'affiche fièrement au centre de la page, comme un étendard avec, outre son nom et les couleurs de l'Italie, la cathédrale de Bourges flanquée d'une Fiat 500. 


Nous découvrons les activités de cette association sœur. Cet espace est très vivant, vous pouvez même remarquer un lien vers le site de l'ACORFI.


Cerise sur le gâteau, vous pouvez télécharger le dernier numéro de leur journal « QUATTRO STAGIONI ». C'est le n° 82 ! Il constitue un bien bel exemple de vie associative qui mêle les activités du groupe berruyer avec la découverte de l'Italie. Deux importants articles sont écrits en italien.

Si vous connaissez d'autres associations italiennes dans notre région centre, n'hésitez pas à les signaler.

vendredi 10 avril 2020

Évocation de Giorgio Morandi

Je vous propose d’évoquer le souvenir du peintre Giorgio Morandi qui a volontairement passé la plus grande partie de sa vie, confiné dans son appartement à Bologne, pour peindre et graver ses objets  familiers les plus banals pour en exprimer la nature profonde, l’essence.



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Des radios du monde entier… même d'Italie

Accéder aux radios du Monde entier, bien sûr c'est possible avec internet. Mais, ce n'est pas toujours aisé, il existe une solution, que je qualifierai d'intuitive : radio.garden

http://radio.garden/
Quoi de plus simple qu'un globe avec des points verts, c'est notre planète que nous pouvons faire tourner, une fonction zoom est présente comme sur Google Earth, afin d’agrandir ou réduire une zone.

Balade originale et gratuite. Vous cliquez sur un point vert, une des radios locales, en direct, retentit ! Dans une fenêtre blanche, vous pouvez trouver la localisation, l’heure locale, le nom l’émission en cours et le site web de la station de radio en question.

Et pour nous, des radios italiennes à portée de clic, par centaines…

jeudi 9 avril 2020

Nessun dorma...

Affiche originale par Leopoldo Metlicovitz
Nous avons tous constaté que depuis le début du « confinement », le nombre d’appels téléphoniques, de courriels et de sms que nous échangeons, a fortement augmenté. C’est au cours de l’une de ces communications par courriels, qu’Annick Genty, une mélomane et fidèle amie acorfienne, m’a invité à écouter l’enregistrement du « plus grand chœur virtuel du monde » constitué de 700 bambini chantant l’air « Nessun dorma » de Giacomo Puccini. Bien sûr, la qualité musicale laisse à désirer, mais il se dégage une certaine émotion du spectacle étrange et original de ces enfants se confrontant à un extrait de « Turandot ». Annick et moi avons eu l’idée de publier cet enregistrement. Mais comment évoquer « Nessun dorma » sans la voix qui lui est irrésistiblement associée, celle de Luciano Pavarotti. Nous avons donc pensé associer les deux enregistrements.
« Turandot » est la dernière œuvre lyrique composée par G. Puccini ; le compositeur qui souffrait d’un cancer de la gorge, mourut en 1924 avant de l’avoir achevée.

Annick a eu l'idée de retenir cet air célèbre, en raison des derniers mots du chant :

 
Dilega o notte ! Tramontate stelle !
Tramontate stelle ! Al’alba vincerò !
Vincerò ! Vincerò !
Dissipe-toi, Ô nuit ! Dispersez-vous étoiles !
Dispersez-vous étoiles ! A l'aube je vaincrai !
Je vaincrai ! Je vaincrai !

Gardons l’espoir ! Nous aussi nous vaincrons... ce fichu virus !...

mercredi 8 avril 2020

Va Pensiero...


Portrait par Giovanni Boldoni
Un peu de musique ! Pour vous donner du courage, et vous distraire par ces temps de confinement, je vous propose d’écouter une œuvre musicale, certes très connue, mais que je trouve en accord avec notre situation actuelle.
Comme les « esclaves hébreux » nous sommes emprisonnés, et attendons avec impatience notre libération qui nous permettra d’aller à nouveau chanter dans les rues.

J’ai choisi deux versions de l’air « Va pensiero… » de Giuseppe Verdi (Nabucco) :
Et quand arrivera la libération, nous sablerons le champagne ainsi !

mardi 7 avril 2020

Brèves d'Italie (2)

Le tre porte del Battistero di nuovo insieme

Elles sont désormais réunies dans la salle du Paradis du Musée dell' Opera di Santa Maria del Fiore à Florence.
La dernière réceptionnée est la porte Sud, la plus ancienne et la seule réalisée — en bronze avec dorures — par Andréa Pisano entre 1330 et 1336 (elle est constituée de 28 panneaux — 20  consacrés à la vie de St Jean-Baptiste, 8 présentent les Vertus), les deux autres, réalisées environ un siècle après, portent la signature de Lorenzo Ghiberti.
Cela fait trente ans que les célèbres portes étaient séparées.
Pour d'évidents motifs de conservation il ne sera plus possible de les replacer dans le Baptistère où elles sont remplacées par de fidèles copies.
La première à réintégrer le Musée, après une très longue et complexe restauration commencée en 1978, fut la porte du Paradis en 2012.
Il fallut, par contre, trois ans pour la restauration des portes Nord et Sud.
Ces trois portes furent restaurées auparavant une seule fois entre 1946 et 1948 à leur retour à Florence après avoir été démontées et placées dans un lieu secret pour les protéger des bombardements de la seconde guerre mondiale.

 

dimanche 5 avril 2020

Dans les carnets de Léonard…

Pour marquer le cinq centième anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, le CNRS, depuis quelques mois déjà a placé en ligne un site web exceptionnel intitulé : 
Dans les carnets de Léonard 

Il est présenté de la manière suivante :
Savant, peintre, ingénieur militaire, insatiable observateur de la nature… 500 ans après sa mort, l’œuvre de Léonard de Vinci continue de fasciner et d’inspirer certaines recherches. Plongez dans cette incroyable page de l’histoire des sciences à travers ce dossier multimédia de la collection Sagascience.
 (cliquer sur l'image pour accéder à cette saga)

Vous pouvez consulter sur Sagascience une collection de dossiers thématiques et d'animations multimédias produits par le CNRS

samedi 4 avril 2020

Correggio

Je vous propose d’écouter l’histoire hors du commun d’un tableau du musée des Beaux-Arts d’Orléans. Il s’agit d’une œuvre du Corrège, représentant une « Vierge à l’enfant, St Joseph et St Jean-Baptiste enfant. »

Antonio Allegri, dit il Correggio (1489-1534) 
Vierge à l'enfant, St Joseph et St Jean-Baptiste enfant (vers 1522). 
Peinture sur peuplier - 64 x 52 cm
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)



Cliquez sur la flèche,
n'oubliez pas d'adapter le niveau sonore de votre ordinateur.


Les châteaux de la Loire

J'ai écouté cette nuit : Lieux de mémoire — Les châteaux de la Loire sur France Culture. Ces deux très belles émissions datent de 1997. Françoise Estèbe en était la productrice, avec de nombreux intervenants, entre autres : Jean Favier, Irène Frain ou Maurice Rheims.

En deux épisodes d'une heure, les principaux châteaux sont évoqués ; leur rapport à l'Italie, à Léonard et aux arts de la Renaissance est, bien sûr, très présent.

Vous pouvez les retrouver sur vos ordinateurs, tablettes ou smartphones en cliquant sur les liens suivants :




Vous avez déjà dû remarquer ma préférence pour la radio par rapport à la télévision, nul n'est parfait. Les podcasts me permettent savourer encore davantage ce média.

vendredi 3 avril 2020

Nouveau conte de Dino Buzzati

Dans le cadre des fêtes pascales  : L’ŒUF


Cliquer sur la flèche
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Les volcans italiens. Mythe et réalité

Depuis quelques années, nous proposons un diaporama sonorisé, après les conférences de l’ACORFI, pour que vous puissiez les revoir (ou les voir). Marie-Chantal synchronise le fichier audio enregistré durant l'exposé avec les images projetées, c'est déjà un travail important. En ce temps-là, on créait un site web !

http://www.acorfi.asso.fr/passe/2010-11/101123/101123_conf/0.html

Comme exemple et pour sa qualité, retrouvons la voix de notre ami Claude Alsac, c'était le 23 novembre 2010 : 

Les volcans italiens. Mythe et réalité.

Le long compte rendu de Pierre Staelen commençait ainsi :
« Notre conférencier de ce soir est géologue et l’on pouvait s’attendre à un exposé très technique, voire hermétique pour beaucoup d’entre nous. Tel n’est pas le choix qu’il a fait. Les anecdotes et les aspects ludiques n’ont pas manqué, renforcés par sa présentation finale des peintures sur le Vésuve. (…) »
Je vous propose de retrouver cet évènement sous trois angles :
 … Vous pouvez aussi lire la page qui présente tous les exposés donnés durant la saison 2010-2011, découvertes pour les uns, souvenirs pour les autres, une bien belle année… 

jeudi 2 avril 2020

Le gentilhomme et le lézard vert de Fleur Jaeggy

Aujourd'hui je vais vous lire un récit d'une écrivaine contemporaine, Suisse italienne, Fleur Jaeggy
Il s'intitule :
Le gentilhomme et le lézard vert
 
Lorenzo Lotto (1480-1556) : 
Portrait d'un jeune homme gentilhomme à ses études
vers 1527 - Gallerie dell'Accademia de Venise.
Huile - 98 cm x 116 cm
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Remarquez le petit lézard
en bas à droite du tableau.




mercredi 1 avril 2020

Une recette d’amaretti

Suite à une mésaventure, récemment occasionnée par les rayons un peu clairsemés d'un supermarché, je me suis retrouvé avec une demi-livre de beurre demi-sel, acquise par erreur, car usuellement, nous utilisons le beurre doux
Je me suis dit, pas de problème, mon épouse d'origine bretonne sera ravie de ce retour aux sources. Que nenni ! Les Bretons ne sont pas attachés au beurre salé hors du sol natal (d'après sa réaction).
Donc je me suis retrouvé avec cette plaquette qui allait être longue à consommer (date limite : 15 mai 2020).

Alors je me suis souvenu que je pouvais faire un gâteau breton (celui que ces derniers appellent l'étouffe-chrétien).

Je place ce beurre salé (en morceaux) au bain-marie pour le faire fondre doucement et je réunis les ingrédients, parmi ceux-ci, 6 œufs, dont, horreur, seulement le blanc était nécessaire. Comme le beurre était en cours de fonte… vogue la galère : au lieu d'une plaquette de beurre, je me suis retrouvé avec 6 blancs d'œufs dans le réfrigérateur.
Je finis par faire le gâteau breton, cette idée fut très favorablement appréciée par Marie Hélène.
Bien sûr, je ne peux pas donner la recette de ce gâteau sur Acorfissimo ! Mais je peux vous donner celle de mes amaretti. Ceux-ci allaient utiliser deux des six blancs, les quatre autres ont permis, ensuite, de confectionner des meringues.




Les amaretti sont des biscuits italiens, proches des macarons à la poudre d'amande et aux amandes amères. leur fabrication artisanale est facile à réaliser et le résultat s’avère intéressant, si la durée de la cuisson est respectée (et adaptée à votre four).

Je vous communique ma recette, qui est très simple :
pour une quarantaine d'amaretti, il faut 225 g de poudre d'amande, 270 g de sucre en poudre, 2 blancs d'œuf, 3 càs d’Amaretto (ou 1 càc d'extrait d'amande amère) et du sucre glace.

Si tout est sur la table de la cuisine, on y va :

    ▪    Préchauffer le four à 180 °C (th. 6).
    ▪    Mélanger dans une terrine, ou le bol du robot, la poudre d'amande et le sucre, puis ajouter les blancs d'œufs et l'amaretto (ou l'extrait d'amande amère), bien mélanger.
    ▪    Sur une plaque munie d'une toile (ou du papier) de cuisson, déposer de petites boules de pâte (roulées à la main de la taille d’une noix), puis saupoudrer de sucre glace. Espacement  : 2 cm, aplatir un peu les boules
    ▪    Enfourner pendant 12 min.
    ▪    À la sortie du four, déguster une fois refroidis.

Cette recette est très simple et rapide.
À vos fourneaux…