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samedi 1 mai 2021

Brèves d'Italie (10)

La Divina Commedia (estratto)




Voici quelques personnages-clé qui marquèrent l'époque de Dante et les raisons pour lesquelles celui-ci décida de les répartir entre l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis.

En Enfer :


L'épisode fait référence à la bataille de Forli (1282) au cours de laquelle le condottiere simule la reddition, pour ensuite massacrer, par surprise, l'armée française.

Guido Ier, dit il Vecchio était un condottiere gibelin, seigneur du Comté de Montefeltro, qui se distingua par ses entreprises militaires en Romagne.


Jugement de Dante : tricheur, pour avoir gagné la bataille par tromperie !

Réalité historique : durant la bataille de Forli, les Français appelés par le pape Martino IV (1281-1285) avaient assiégé la Cité. Guido feint la reddition pour mettre fin au siège. Ainsi quand les ennemis entrèrent, il les prit à l'improviste et les massacra.

Ce fut seulement une victoire momentanée car l'année suivante le pape reprit le contrôle de la ville et Guido, après l'excommunication papale, fut exilé. 

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Au Purgatoire : 

En référence à Charles Ier d'Anjou, qui en 1266 s'appropria le royaume de Sicile, Corradino appelé en Italie par les Gibelins pour se débarrasser du despotique souverain, n'hésita pas à se battre, mais Charles le fit décapiter.

Corradino di Svevia, dernier rejeton de la Maison des Hohenstaufen, était le fils de Corrado IV di Germania et petit-fils de l'empereur Frédéric II. Occupé à la reconquête du territoire Souabe en Italie, après la défaite à la bataille de Tagliacozzo (1268), il fut trahi par Giovanni Frangipane qui le remit au roi.


Jugement de Dante : trop de vigueur dans la poursuite des biens matériels.

Réalité historique : en 1267, Corradino entre en Italie pour revendiquer le trône hérité du grand père Frédéric II. Le 23 août 1268 il fut défait et capturé. La condamnation fut décidée "sur le papier" par Charles Ier et le pape Clément IV, mais pour donner un semblant de légalité, il fut condamné au cours d'un procès et ainsi le 29 octobre 1268 le jeune prince fut décapité à l'âge 16 ans ! Ainsi s'éteignit la lignée des Hohenstaufen.

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Au Paradis :

 
Béatrice indiqua à Dante la place réservée, au Paradis, à l'âme du noble Arrigo (Enrico VII) qui sur la terre fut empereur et essaya de remettre l'Italie sur le droit chemin.

Henry VII, re di Germania (1308) empereur "del Sacro romano impero" (1312), était l'homme sur lequel Dante avait reporté toutes ses espérances pour rentrer à Florence. Il lui réserva un siège parmi les " bienheureux " dès 1300 (époque où se déroulait idéalement son voyage dans l'au-delà), même si l'empereur mourut en 1313.


L'enthousiasme de Dante
(bien qu'étant guelfe) pour le nouvel empereur était dû à l'espoir qu'il sauve l'Italie des rivalités politiques, en rétablissant l'autorité impériale dans les communes rebelles qui ne permettaient pas le retour des guelfes blancs dans leur patrie. 

Réalité historique : en 1310, Henry VII entre en Italie appelé par Clément V (sur le trône pontifical de 1305 à 1314 en pleine rédaction de la Commedia) pour la pacifier et la libérer des guerres locales. Mais le pape le trahit soulevant contre lui plusieurs cités (parmi lesquelles Florence) et le parti guelfe. L'échec d'Henry signifia pour Dante sa définitive condamnation à l'exil.


dimanche 25 avril 2021

Le projet de la maxi passerelle flottante sur le Lac Majeur

 

Celle qui naîtra sur le lac Majeur, qui accueille plusieurs des plus belles villas historiques de Lombardie, est une passerelle de 400 mètres de long et 5 mètres de large: elle servira de liaison flottante entre les îles Bella et Pescatori, en passant par le rocher de la Malghera. L'idée a été lancée par Antonio Zacchera du groupe hôtelier du même nom: la volonté est d'attirer de nouveaux visiteurs non seulement sur le lac mais dans toute la province de Verbania, afin de relancer le secteur du tourisme.

Une maxi passerelle qui relie Isola Bella et Isola Pescatori sur le lac Majeur: le projet d'un pont à faible impact environnemental avec un retour d'image élevé sur le plan d'eau lombard commence. Le projet, promu avec Antonio Zacchera et Marco Sacco, coûtera moins d'un million d'euros et, selon les prévisions, est capable de rapporter au lac un montant induit de 26 millions d'euros en 6 ans. Découvrons le projet à travers les images publiées sur la page Facebook du projet «Lago Maggiore Light Bridge».

Le projet a été présenté lors d'une conférence de presse: l'architecte Emanuele Bortolotti s'est occupé de l'étude du concept, l'ingénieur Alberto Padulazzi a fourni l'étude de faisabilité technique et l'ingénieur Paolo Fortina est le coordinateur technique du projet, inspiré de ce qui a déjà été fait sur le lac d'Iseo.

La passerelle relie deux des îles du lac Majeur. L'une est Isola Bella, qui fait partie des îles Borromées, située dans le golfe dédié à la célèbre famille à environ 400 mètres au large de Stresa. Long de 320 mètres et large de 180 mètres, il est occupé par le jardin à l'italienne du splendide Palazzo Borromeo qui occupe la partie sud-est de l'îlot.

L'autre île est « Isola Pescatori », également connue sous le nom d'Isola Superiore: elle est la seule de l'archipel borroméen à être encore habitée. Pendant l'été, il bénéficie d'un afflux important de visiteurs qui se promènent dans ses ruelles et profitent de la vue imprenable.

vendredi 16 avril 2021

Pâtes italiennes

Quand on met la main à la pâte, il en reste toujours quelque chose aux doigts.

(proverbe français)


Comme une présentation de pâtes a remplacé nos diaporamas culturels, je vais essayer d'aborder quelques questions souvent déjà posées, donc essentielles :

  • Qui a inventé les pâtes ?

J'ai choisi un article de Futura-sciences (un site né il y a 20 ans), il est bien documenté et richement illustré, voici sa présentation : 

Le plat de nouilles le plus ancien, découvert en 2002, est chinois : il a 4000 ans. Des recettes de pâtes ont été déchiffrées dans un traité culinaire babylonien datant de 1700 avant J-C. Les Grecs, les Romains, les Arabes consomment des pâtes bien avant Marco Polo et son voyage en Chine, à la fin du XIIIe siècle. Dans son livre "Le devisement du Monde", paru en 1298, celui-ci déclare que les lasagnes chinoises sont « bonnes autant que celles qu'il a mangées tant de fois en Italie »...

 

Jeune paysan mangeant des pâtes
Maître de l’Annonciation aux Bergers
  • Comment les Italiens mangent-ils les spaghettis ?
Le site "La cuisine italienne" a clos le débat il y a plus de 10 ans !

  • Quelles sont les meilleures pâtes italiennes ?
Comme il est absolument impossible de répondre à cette interrogation, puisque les goût et les couleurs… 
Je vous propose d'aborder la question des pâtes sous un angle plus sanitaire que gastronomique. Voyons ce qu'en dit le site Protégez-vous, un peu l'équivalent de "Que choisir", d'après une amie d'origine québécoise.

Nous pouvons aussi nous pencher sur :

Enfin, puisqu'il faudra bien finir par les choisir, les préparer et les déguster, voici la page "pâtes" de la Cuisine de A à Z
 



vendredi 9 avril 2021

Tropea est le Village des Villages italien 2021

Tropea, Santuario di Santa Maria dell’Isola

Tropea est le Village des Villages (Borgo dei Borghi) 2021, une perle rare

La « Perla del Tirreno », l'une des attractions les plus charmantes de Calabre, a été élue le plus beau village de l'année.

Rebaptisée «la Perle de la Tyrrhénienne», la splendide Tropea a été élue « Borgo dei Borghi 2021 ». La célèbre station balnéaire de la province de Vibo Valentia, l'une des plus belles destinations de Calabre, a conquis la plus haute marche du podium du classement spécial de la huitième édition de l'émission diffusée sur Rai 3, qui a vu concourir 20 splendides villages de notre péninsule.

Connue pour ses plages de sable blanc, ses eaux cristallines et les grottes suggestives qui font partie de la célèbre « Costa degli Dei » (Côte des Dieux), Tropea est une ville qui combine ses innombrables merveilles naturelles avec le soin et la mise en valeur de son immense patrimoine culturel, à tel point qu'elle a été surnommée «La petite Athènes de Calabre».

Le village se dresse dans une position panoramique sur un haut promontoire tufaceous, à cheval sur les golfes de Gioia Tauro et Santa Eufemia Lamezia, s'élevant comme une terrasse panoramique surplombant la mer, déjà connue et appréciée à l'époque romaine.

La petite et charmante vieille ville offre des vues à couper le souffle, comme la vue splendide sur la côte, mais aussi des témoignages architecturaux précieux, notamment les palais nobles des XVIIIe et XIXe siècles, perchés sur la falaise à pic, sur la charmante plage en contrebas.

Le symbole incontestable de Tropea est le grand rocher sur lequel se dresse le sanctuaire de Santa Maria dell’Isola, un lieu d’une beauté unique au centre d’histoires et de légendes captivantes. Pour y accéder et admirer tout son charme mystique, il faut monter un escalier creusé dans la roche. Une fois au sommet, vous êtes confronté à un spectacle qui vous laisse bouche bée. Le jardin luxuriant qui entoure le sanctuaire offre en effet une vue qui longe la côte et va jusqu'aux îles Éoliennes et aux côtes siciliennes, avec le Stromboli, le Vulcano et l'Etna à l'horizon.

N'oublions donc pas que le nom de ce magnifique village calabrais est lié au célèbre oignon rouge de Tropea, symbole gastronomique de ce merveilleux territoire. Mais pour en faire l'un des centres touristiques les plus importants de la Calabre et de tout le Sud, ce sont aussi les innombrables événements qui offrent aux visiteurs l'opportunité de s'initier aux traditions de cette terre, ainsi que de nombreuses initiatives culturelles et scientifiques pour valoriser le patrimoine historique, artistique et environnemental d'une région pleine de merveilles.

Si vous cliquez sur la photo ci-dessus,
vous accéderez à une nouvelle page.
Elle vous permettra de voir une vidéo sur Tropea.

samedi 20 février 2021

Que le corps fasse ce qu'il veut. Je ne suis pas mon corps. Je suis mon esprit

Cette citation est de Rita Levi-Montalcini.

Cette italienne, médecin et chercheuse en physiologie fut lauréate du Prix Nobel de médecine en 1986.

Elle vécut jusqu'à l'âge de 103 ans et fut la lauréate du prix Nobel ayant vécu le plus longtemps.


Mais ne nous limitons pas à ces quelques lignes sur cette femme surprenante.

Je vous invite à la découvrir plus en détail :

Il est préférable de regarder le diaporama en plein écran

Vous pouvez également retrouver sa biographie sur Wikipédia 

L'interview retranscrit ci-dessus se retrouve sur YouTube, mais en anglais.

Pour ceux qui veulent écouter la biographie en italien, pourquoi pas YouTube.



lundi 15 février 2021

Brèves d'Italie (9)

Matrimonio all' italiana

Cette caricature est apparue dans "Il Fischietto", une revue satirique de tendance libérale, donc en faveur de la politique de Cavour, très répandue en Italie pendant il Risorgimento. En 1857 l'Italie était divisée en plusieurs petits états : Regno Sardo, il Lombardo-Veneto des autrichiens et trois états indépendants, mais sous le contrôle de l'Autriche : les Duchés de Parme, Modena e Toscana ; au Centre, l'Etat de l'Eglise et au Sud, il Regno delle Due Sicilie sous les Bourbons. Cavour, à l'époque président du Conseil des Ministres, avait un rêve : celui de "faire l'Italie", c'est à dire devenir un Etat unitaire dirigé par la Maison de Savoie.

Pour réussir il fallait engager une nouvelle offensive contre l'Autriche : la seconde guerre d'indépendance (1859). Cavour savait que l'armée piémontaise à elle seule ne pouvait y suffire, donc il se tourne vers le Roi de France pour conclure ce qu'on pourrait appeler "un mariage de raison".

L'illustration revisite "i Promessi Sposi" d'Alessandro Manzoni (1785-1873) et illustre la situation italienne en 1857: Renzo (qui représente le Piemont) à côté de Lucia (l'Italie) dit à don Abbondio (Cavour) : "vous avez pourtant promis de nous marier… et don Abbondio répond : "don Rodrigo (Napoleon III) ne veut pas".

Les "noces" entre le Piemont et l'Italie, de fait, vinrent finalement contrarier le souverain français qui, en 1859 décida de ne pas continuer la guerre contre l'Autriche.


dimanche 31 janvier 2021

AL DANTE !

C’est ainsi que Pierre Assouline remplit la « carte blanche » de la dernière page de la revue Histoire de février 2021 (n° 480) dont voici des extraits significatifs.

L’Italie célèbre en grande pompe les 700 ans de la mort de Dante et inaugure à Florence le musée de la Langue italienne.

Le projet italien (repose sur) une volonté politique, celle du maire de Florence, Dario Nardella et du ministre italien des Biens culturels et du Tourisme Dario Franceschini. (…) (Ils espèrent inaugurer le musée de la Langue italienne) le 25 mars 2021, jour du « Dantedi », l’hommage national à Dante Alighieri (1265-1321) pour le 700e anniversaire de sa mort. Le comité des célébrations est placé sous la direction du philologue Carlo Ossola.

On s’en doute, la journée d’hommage ne se tiendra probablement pas en raison de la crise sanitaire que traverse l’Italie.

Mais anno dantesco oblige, le Musée verra bien le jour en 2021 selon ses promoteurs. Il doit être installé dans l’un des trois anciens cloîtres de l’ensemble conventuel Santa Maria Novella. (…) Si la restauration de l’édifice n’est pas achevée à temps, il faudra se contenter d’une « chambre virtuelle » qui donnera un aperçu « virtuel » du musée.

Le coordonnateur du projet, Luca Serianni, est professeur d’histoire de langue italienne à l’université de Rome Sapienza, auteur d’une grammaire de référence et président de la société Dante Alighieri. La commission qu’il a constituée réunit les principales institutions italiennes dévolues à la langue. Mais comme la subvention de 4,5  millions d’euros n’y suffira pas, il faudra bien se tourner vers le financement privé. (…) Les organisateurs ont l’intention de solliciter « le secteur oenogastronomique » en créant à cet effet des circuits et des parcours mettant en relation les mots, les plats et les vins…

(Nous) y trouverons retracé l’histoire de la langue italienne et son évolution depuis l’œuvre du cardinal Tommaso da Capua, mort en 1243, (…) jusqu’à l’italien tel qu’il s’écrit sur Twitter…

Le « Dantedi » aura réussi déjà un miracle : (…) la mozione soumise au vote des députés fait l’unanimité au Parlement.


lundi 30 novembre 2020

Brèves d'Italie (8)

Finanza allegra

                                 


Quand Agostino Magliani, en 1877, fut nommé Ministre des Finances par Agostino De Pretis, alors Président du Conseil des Ministres, il hérita d'une situation épineuse.

La Droite, en 1866, pour résorber le déficit, avait augmenté les impôts et mis en place le "cours forcé" de la monnaie.

Une mesure mise en œuvre dans le passé par un état à court d'argent et contraint d'imprimer plus de billets qu'il n'avait d'or dans ses réserves.

Cette intervention fit perdre un pouvoir d'achat à l'argent en générant l'inflation.

Une des mesures de Magliani, en 1881, fut d'abolir progressivement le "cours forcé" de la monnaie.

Pour trouver la couverture financière à cette téméraire opération, il fut contraint de solliciter un prêt de 644 millions de lires auprès des banques italiennes et étrangères, que l'état aurait converti en titres de rente à 5% et remboursé.

L'illustration intitulée "l'ouverture solennelle des guichets" offrant des pièces en échange de bons de papier sale, fut publiée en 1883 dans le journal humoristique de Bologne "La Rana"- qui en dialecte signifiait "fauché".

Il ironisait sur la mesure parce que dans le même temps le peuple, avec l'inflation, était resté en "sous vêtement" et n'avait même plus de vieux billets.

La loi eut une vie brève, la réapparition du déficit budgétaire en 1884 a imposé la suspension d'office de la convertibilité de la monnaie en Or.

Giolitti - Ministre du Trésor (1889-90) du gouvernement Crispi, présente Magliani comme le représentant caractéristique "d'une finance insidieusement optimiste et d'une manipulation financière", incapable de répondre par un refus (ce qui devrait être la devise de tout Ministre du Trésor, à toute question préjudiciable à la finance).

 

vendredi 15 mai 2020

Brèves d'Italie (5)

Street-artist  Banksy avvistato a Venezia


Artiste anonyme à l'identité contestée, mais avec de nombreux talents entre les mains, Banksy est le plus célèbre artiste de rue Anglais contemporain, et ses œuvres sont présentes sur les murs du Monde entier.

Une de ses œuvres appelée "Naufrago bambino" est apparue à Venise dans le canal Cà Foscari à la mi-mai dernier : elle représente un enfant réfugié qui tient une fusée de détresse et émet un nuage de fumée rose.


Banksy a revendiqué l'œuvre depuis son site Instagram accompagnée d'une curieuse vidéo : Banksy lui-même, visage couvert, expose un collage de tableaux, s'intitulant "Venice in oil"  qui montre un navire de croisière titanesque qui envahit le bassin de St.Marc (un plaidoyer contre le tourisme de masse).


Aussitôt après surgira un groupe de vigiles urbains qui contraindront l'artiste, évidemment non reconnu, à s'éloigner puisque dépourvu d'autorisation.

Ce n'est pas un hasard si l'arrivée de Banksy à Venise a coïncidé avec la 58e Biennale d'Art contemporain.

Deux semaines après, survenait un regrettable incident : le gigantesque navire de croisière MSC  heurtait un bateau de plaisance à quelques mètres dal Palazzo Ducale e della Punta della Dogana. 

mardi 5 mai 2020

La gastronomie italienne

En juillet 2011, sur France Culture naissait une émission qui traitait de la gastronomie : « On ne parle pas la bouche pleine ! » tel était son nom, un conseil impératif, en quelque sorte (voir par ici).

Elle a été animée depuis juillet 2011, par le journaliste Alain Kruger. Il nous a régalé tous les dimanches, de 12 h à 12 h 30, d’émissions savoureuses dans lesquelles il disséquait notre culture, nos traditions, notre histoire, à travers la cuisine et ceux qui la font. Cette émission a été remplacée à la rentrée de septembre 2018, par une autre émission : Les bonnes choses, tout aussi intéressante, mais moins éprise de la cuisine italienne (voir par ici).  


La première émission (2/8/2011), dans laquelle verres et couverts furent utilisés de l’autre côté des Alpes, traitait d’un voyage
de Rome à Naples intitulé : 
Cucina povera (gnocchi, pâtes et pizzas).


Si, après avoir écouté cette émission vous souhaitez accompagner Alain Kruger et ses invités sur les chemins de la cuisine italienne, je peux regrouper toutes les émissions portant sur ce thème dans un article.

vendredi 1 mai 2020

Brèves d'Italie (4)

Riportate Cherubini a Firenze


Icône de la musique classique, ambassadeur de la culture italienne dans le Monde, il Maestro Riccardo Muti adresse un appel à la plus haute fonction de l'État, le Président Sergio Mattarella : "Signor Presidente Mattarella, lei che è un grande, mi dia una mano per riportare Cherubini a Firenze". 

La dépouille de Luigi Cherubini,compositeur du courant classique, mort en 1842, repose actuellement au cimetière du Père-Lachaise de Paris, et depuis longtemps Muti a tenté de remuer océans et montagnes pour transférer cette dépouille dans la Basilique Santa Croce - à Florence où il y a déjà un sarcophage prêt à l'accueillir - Cherubini mourut à Paris où il s'était installé en 1787 - création de Médée au théâtre Feydeau en 1797 - où il assuma la direction du Conservatoire depuis 1822 jusqu'à sa mort.

L'appel de Muti lancé en juillet 2018, fut signé par les deux derniers descendants de Cherubini, et le Président Mattarella a manifesté son entier soutient à l'initiative.



vendredi 24 avril 2020

Le drapeau italien

Il y a quelques jours, je me suis posé la question des couleurs du drapeau italien, afin de les utiliser sur notre site web et ses dérivés. Rapidement, une page de Wikipédia, intitulée, Drapeau de l'Italie a répondu à mon attente : trois bandes verticales verte (fougère), blanche (éclatante) et rouge (cramoisi) de même taille. Les valeurs alphanumériques utilisées par les informaticiens y sont précisées, comme je l'espérais.


J’ai consulté cette page. Elle m’a ouvert de nombreuses perspectives sur cet objet emblématique de la nation sœur. 

Les causes de ce choix sont apparemment variées (et même confuses), je vous les laisse découvrir. 

Je retiens la dernière étape de la construction : 
« En 2003, après 206 ans d'utilisation, le gouvernement de Silvio Berlusconi décide de spécifier précisément les teintes du drapeau tricolore, mais l'opposition s'opposa à ce projet comparant la méthode à un « coup d'État chromatique ». Pour eux, « Le vert, affirment-ils, est désormais plus profond, le rouge a pris les teintes rubis et le blanc a tourné à l'ivoire »

S’il vous reste un peu de temps, la page Drapeau de la France est aussi fort instructive même si nous pensons le connaître mieux que celui de nos amis italiens.

mardi 14 avril 2020

Brèves d'Italie (3)

Sardegna - Orgosolo e i Murales

Ce village,  dont le nom dérive du mot paleosarde "Orgosa" (lieu humide, marécage) est  situé au coeur de la Barbagia dans le massif du Supramonte au pied du Mont Lisorgoni (978m) à environ 20 km de Nuoro. Il est célèbre pour ses peintures murales  représentant divers évènements.  
     
Cette activité picturale a commencée en 1975 à l'initiative de Francesco Del Casino, originaire de Sienne, professeur de dessin.



Chaque rue raconte l'histoire d'un Pays, de la Sardaigne : périodes de luttes - comme la révolte de Pratobello quand la population s'oppose à l'implantation d'un camp d'entraînement militaire de l'OTAN -  abus, injustices, pauvreté, mais également des évènements du Monde d'il y a 50 ans à aujourd'hui  : Che Guevara, manifestation des Mères en Argentine Plaza de Mayo, l'attaque des Tours Jumelles.


 (Cliquer sur les images pour les agrandir)

Chaque peinture est une fresque aux couleurs vives s'inspirant du cubisme de Picasso principalement réalisée par Francesco Del Casino, le père de presque toutes ces "murales" qui ont transformé Orgosolo, pays de la montagne sarde, en véritable musée à ciel ouvert.


Pour conclure, une vidéo sur Orgosolo et ses peintures murales.

mardi 7 avril 2020

Brèves d'Italie (2)

Le tre porte del Battistero di nuovo insieme

Elles sont désormais réunies dans la salle du Paradis du Musée dell' Opera di Santa Maria del Fiore à Florence.
La dernière réceptionnée est la porte Sud, la plus ancienne et la seule réalisée — en bronze avec dorures — par Andréa Pisano entre 1330 et 1336 (elle est constituée de 28 panneaux — 20  consacrés à la vie de St Jean-Baptiste, 8 présentent les Vertus), les deux autres, réalisées environ un siècle après, portent la signature de Lorenzo Ghiberti.
Cela fait trente ans que les célèbres portes étaient séparées.
Pour d'évidents motifs de conservation il ne sera plus possible de les replacer dans le Baptistère où elles sont remplacées par de fidèles copies.
La première à réintégrer le Musée, après une très longue et complexe restauration commencée en 1978, fut la porte du Paradis en 2012.
Il fallut, par contre, trois ans pour la restauration des portes Nord et Sud.
Ces trois portes furent restaurées auparavant une seule fois entre 1946 et 1948 à leur retour à Florence après avoir été démontées et placées dans un lieu secret pour les protéger des bombardements de la seconde guerre mondiale.

 

mercredi 1 avril 2020

Une recette d’amaretti

Suite à une mésaventure, récemment occasionnée par les rayons un peu clairsemés d'un supermarché, je me suis retrouvé avec une demi-livre de beurre demi-sel, acquise par erreur, car usuellement, nous utilisons le beurre doux
Je me suis dit, pas de problème, mon épouse d'origine bretonne sera ravie de ce retour aux sources. Que nenni ! Les Bretons ne sont pas attachés au beurre salé hors du sol natal (d'après sa réaction).
Donc je me suis retrouvé avec cette plaquette qui allait être longue à consommer (date limite : 15 mai 2020).

Alors je me suis souvenu que je pouvais faire un gâteau breton (celui que ces derniers appellent l'étouffe-chrétien).

Je place ce beurre salé (en morceaux) au bain-marie pour le faire fondre doucement et je réunis les ingrédients, parmi ceux-ci, 6 œufs, dont, horreur, seulement le blanc était nécessaire. Comme le beurre était en cours de fonte… vogue la galère : au lieu d'une plaquette de beurre, je me suis retrouvé avec 6 blancs d'œufs dans le réfrigérateur.
Je finis par faire le gâteau breton, cette idée fut très favorablement appréciée par Marie Hélène.
Bien sûr, je ne peux pas donner la recette de ce gâteau sur Acorfissimo ! Mais je peux vous donner celle de mes amaretti. Ceux-ci allaient utiliser deux des six blancs, les quatre autres ont permis, ensuite, de confectionner des meringues.




Les amaretti sont des biscuits italiens, proches des macarons à la poudre d'amande et aux amandes amères. leur fabrication artisanale est facile à réaliser et le résultat s’avère intéressant, si la durée de la cuisson est respectée (et adaptée à votre four).

Je vous communique ma recette, qui est très simple :
pour une quarantaine d'amaretti, il faut 225 g de poudre d'amande, 270 g de sucre en poudre, 2 blancs d'œuf, 3 càs d’Amaretto (ou 1 càc d'extrait d'amande amère) et du sucre glace.

Si tout est sur la table de la cuisine, on y va :

    ▪    Préchauffer le four à 180 °C (th. 6).
    ▪    Mélanger dans une terrine, ou le bol du robot, la poudre d'amande et le sucre, puis ajouter les blancs d'œufs et l'amaretto (ou l'extrait d'amande amère), bien mélanger.
    ▪    Sur une plaque munie d'une toile (ou du papier) de cuisson, déposer de petites boules de pâte (roulées à la main de la taille d’une noix), puis saupoudrer de sucre glace. Espacement  : 2 cm, aplatir un peu les boules
    ▪    Enfourner pendant 12 min.
    ▪    À la sortie du four, déguster une fois refroidis.

Cette recette est très simple et rapide.
À vos fourneaux…

lundi 30 mars 2020

Brèves d'Italie (1)

Scoperto l'autore della Torre di Pisa

"je suis sûr d'avoir réalisé une œuvre admirable supérieure à tout autre : je suis le citoyen pisan appelé Bonanno"

Voici reconstitué le texte rédigé et incisé sur une matrice en pierre retrouvée en 1838 au cours des fouilles réalisées autour de la Tour de Pise.
Jusqu'à aujourd'hui on considérait que la plaque était funéraire parce qu'on lisait seulement : Bonanus civis Pisanus.
Giulia Ammannati, chercheuse en paléographie à l'Ecole Normale de Pise, auteur de la découverte, raconte : "la mauvaise étoile sous laquelle nait le campanile ne devait pas encourager l'architecte à léguer son nom à cet échec manifeste…
Comme la Tour avait commencée à pencher subitement, la matrice fu abandonnée parmi les matériaux et détritus de chantier au pied de l'œuvre."

Le campanile penché le plus fameux au monde a finalement retrouvé son auteur !