dimanche 14 mars 2021

Claudio Monteverdi (1567-1643)

 

Claudio MONTEVERDI est né à Crémone en 1567, ville où il reçut une formation musicale et humaniste. Il devient organiste, violoniste et compositeur.

En 1590, il est engagé comme chanteur et joueur de viole à Mantoue, puis en 1602 il est nommé maître de chapelle. En 1607, il compose Orfeo, un opéra, mais est-ce le premier ? 

En 1613, il part à Venise pour devenir maître de chapelle à la basilique Saint-Marc où  il pourra donner libre cours à sa créativité, en composant des madrigaux, des messes et des opéras…

Il meurt en 1643, étant alors considéré comme le plus important musicien de son époque.

Quelques liens pour approfondir ce bref résumé :

À écouter parmi les œuvres principales de Claudio Monteverdi

samedi 13 mars 2021

La couronne de fer de Lombardie

La Couronne de fer (Corona Ferrea) est une couronne-reliquaire, conservée dans la cathédrale de Monza.

Elle est constituée d'un large bandeau gemmé et émaillé, fixé sur un cercle de métal blanc, réputé avoir été forgé dans le fer d'un des clous de la Passion du Christ.

La légende hagiographique (récit de la vie des saints) construite à l'époque moderne veut que la couronne soit d'origine byzantine. Sainte Hélène, mère de Constantin, l'aurait fait forger à partir de l'un des clous de la Passion du Christ,  après la découverte de la « Vraie Croix ».

L'empereur s'en serait servi comme ornement de casque. Le pape Grégoire le Grand l'aurait ensuite offert à la reine lombarde Théodelinde de Bavière en cadeau diplomatique. La reine en aurait fait don à la cathédrale de Monza en 628. La couronne aurait ensuite servi au couronnement des rois lombards. Charlemagne s'en serait emparé lors de la prise du royaume lombard en 774, et l'aurait portée pour son sacre. Elle aurait servi, depuis lors au couronnement des empereurs germaniques comme rois d'Italie jusqu'au XVIe siècle. Le dernier empereur germanique à l'avoir portée serait Charles Quint, à Bologne en février 1530.



Son histoire

Une étude récente du laboratoire Antares a définitivement écarté l'origine constantinienne de la couronne. La même étude a aussi montré que le cercle de métal blanc était fait d'argent et non de fer. L'hypothèse du don de la couronne par Grégoire le Grand n'est pas non plus signalée par les sources du VIIe siècle.

La première utilisation documentée de la couronne de fer lors d'un couronnement est celle d'Henri VII à Milan en 1311 ou 1312, une cérémonie aux influences françaises et romaines qui fut l'exemple le plus élaboré du rite de couronnement milanais.

Lorsqu'il convertit, à son profit, la république italienne en un royaume d’Italie, Napoléon 1er fit le voyage jusqu'à Milan pour y être couronné. Il reçut la Couronne de fer le 26 mai 1805, lors de la cérémonie de couronnement, pendant laquelle il prononça la célèbre phrase : « Dio me l'ha data, guai a chi la tocca ! » (« Dieu me l'a donnée, gare à qui y touchera ! »).

Les Autrichiens firent de la Couronne de fer le symbole officiel du royaume, figurant sur ses armes et ses monnaies. L'empereur Ferdinand 1er d’Autriche vint d'ailleurs la recevoir à Milan le 6 septembre 1838. Pendant les guerres austro-piémontaises, elle fut transférée à Vienne.

Les rois d'Italie de la Maison de Savoie obtinrent son rapatriement en 1866.

Description

La « couronne de fer » est ainsi appelée parce qu'elle contient une bande métallique d'un centimètre de large, qui aurait été battue à partir d’un clou utilisé lors de la crucifixion de Jésus.

Elle se compose de deux éléments principaux :

Le cercle extérieur de la couronne est composé de six plaques d'or battu, en partie émaillées, reliées entre elles par des charnières. Les émaux représentent des motifs floraux dans des teintes de vert et de bleu. Le bandeau est serti de 22 cabochons de pierres précieuses.

La partie la plus précieuse est, paradoxalement, la plus simple : il s'agit du cercle de « fer » (en réalité en argent) d'un centimètre de large, situé l'intérieur de la couronne, sur lequel sont fixées les plaques en or. Ce cercle figure parmi les plus célèbres reliques de la chrétienté, bien que sa authenticité ait souvent été mise en cause par les autorités de l’Église catholique romaine.

La couronne mesure approximativement quinze centimètres de diamètre pour cinq de haut.

L'hypothèse la plus généralement répandue pour expliquer sa petite taille est que la « couronne de fer » aurait été, en réalité, une couronne votive, destinée à être suspendue au-dessus d’un autel pour représenter le paradis. La cathédrale de Monza en conservait au moins deux autres de ce type : celles d'Agilulf et de Théodelinde.

La couronne de fer de Lombardie est un reliquaire, et pourrait être l'un des plus anciens insignes royaux de la chrétienté. Mais, elle a été fabriquée au début du Moyen Âge. Bien qu'il s'agisse très vraisemblablement d'une couronne votive et qu'elle n'ait sans doute jamais été portée par un roi lombard, elle devient l'un des plus forts symboles de la royauté italienne à partir de la fin du Moyen Âge et, surtout, à l'époque contemporaine.

 

vendredi 12 mars 2021

Grands compositeurs italiens

Depuis un mois des diaporamas remplacent les annonces de nos conférences et la carte de vœux sur la page d'accueil de notre site web. Après les peintres, les sculpteurs et les paysages, tous italiens évidemment, nous avons songé à placer sur ce piédestal les grands compositeurs.

C'est fait ! et la musique accompagne les images. Comme il ne nous a pas semblé utile de trop solliciter vos oreilles, lors de vos passages sur notre site, nous avons préféré placer notre diaporama sonorisé sur ACORFISSIMO, espace où vous avez l'habitude de visualiser des vidéos.

Ainsi vous n'êtes pas dépaysés en cliquant sur le triangle blanc ci-dessous :


N'oubliez pas de régler le son de votre ordinateur !

Annick et Jean-Louis, nous ont accompagnés (Marie-Chantal et moi) lors de la préparation de cette présentation. Elle n'est pas terminée puisque nous envisageons de  présenter sur ce blog des articles consacrés aux auteurs et à leurs œuvres dans les jours qui viennent.

 

jeudi 25 février 2021

L'Art de la scagliola (stucco marmo)

Cabinet en scagliola (18e siècle)

Scagliola est un mot Italien, qui provient d’un gypse trouvé en profusion dans le nord de l’Italie, et dont le caractère principal est sa structure en feuilles minces sous forme d’écaille, qui est le résultat de dépôt de sédiments marins accumulés pendant des siècles et des siècles. Les fines couches écailleuses de ces minéraux s’appellent Scaglie, et ressemblent aux écailles de poisson, d’où le nom de ce type de gypse : Scagliola

La technique de la scagliola (appelée également le stuc marbre) est utilisée pour la réalisation de colonnes, d'enduits de murs, d'incrustations de tables, de sculptures, et d'autres éléments architecturaux en stuc imitant le marbre, originaire d'Italie.

Plateau de table en scagliola (1752)

C'est tout simplement du plâtre teinté dans la masse avec des colorants naturels ou pas, poncé à l'eau avec des pierres ponces dans un premier temps, rebouché avec du plâtre et reponcé jusqu'à obtenir le poli brillant. L'huile ou la cire ne se passe qu'après le séchage complet du stuc, pour le rendre imperméable.

À la mode au XVIIe siècle en Toscane, la technique de la scagliola est devenue un substitut efficace aux coûteuses incrustations de marbre des ateliers de l'Opificio delle pietre dure de la famille des Médicis à Florence.

Vidéo : Mauro Patrini présente la technique de la Scagliola (stucco marmo)

samedi 20 février 2021

Que le corps fasse ce qu'il veut. Je ne suis pas mon corps. Je suis mon esprit

Cette citation est de Rita Levi-Montalcini.

Cette italienne, médecin et chercheuse en physiologie fut lauréate du Prix Nobel de médecine en 1986.

Elle vécut jusqu'à l'âge de 103 ans et fut la lauréate du prix Nobel ayant vécu le plus longtemps.


Mais ne nous limitons pas à ces quelques lignes sur cette femme surprenante.

Je vous invite à la découvrir plus en détail :

Il est préférable de regarder le diaporama en plein écran

Vous pouvez également retrouver sa biographie sur Wikipédia 

L'interview retranscrit ci-dessus se retrouve sur YouTube, mais en anglais.

Pour ceux qui veulent écouter la biographie en italien, pourquoi pas YouTube.



lundi 15 février 2021

Brèves d'Italie (9)

Matrimonio all' italiana

Cette caricature est apparue dans "Il Fischietto", une revue satirique de tendance libérale, donc en faveur de la politique de Cavour, très répandue en Italie pendant il Risorgimento. En 1857 l'Italie était divisée en plusieurs petits états : Regno Sardo, il Lombardo-Veneto des autrichiens et trois états indépendants, mais sous le contrôle de l'Autriche : les Duchés de Parme, Modena e Toscana ; au Centre, l'Etat de l'Eglise et au Sud, il Regno delle Due Sicilie sous les Bourbons. Cavour, à l'époque président du Conseil des Ministres, avait un rêve : celui de "faire l'Italie", c'est à dire devenir un Etat unitaire dirigé par la Maison de Savoie.

Pour réussir il fallait engager une nouvelle offensive contre l'Autriche : la seconde guerre d'indépendance (1859). Cavour savait que l'armée piémontaise à elle seule ne pouvait y suffire, donc il se tourne vers le Roi de France pour conclure ce qu'on pourrait appeler "un mariage de raison".

L'illustration revisite "i Promessi Sposi" d'Alessandro Manzoni (1785-1873) et illustre la situation italienne en 1857: Renzo (qui représente le Piemont) à côté de Lucia (l'Italie) dit à don Abbondio (Cavour) : "vous avez pourtant promis de nous marier… et don Abbondio répond : "don Rodrigo (Napoleon III) ne veut pas".

Les "noces" entre le Piemont et l'Italie, de fait, vinrent finalement contrarier le souverain français qui, en 1859 décida de ne pas continuer la guerre contre l'Autriche.


vendredi 12 février 2021

Un mystère de plus autour d'Ötzi

Le texte de Jacques de Saint Victor  lu par Françoise Labrette est arrivé précisément au moment où je m'intéressais à ce  "premier italien" et à ses pathologies. Ce sujet nous avait été présenté par Marcel Delabarre en mars 2014 dans une conférence très documentée et pédagogique (revoir la vidéo a été un grand plaisir). 

J'ai, en effet, découvert dans le livre récent de F. Tangy et J.N. Tournier "l'Homme façonné par les virus"que les prélèvements faits dans l'estomac d'Ötzi pour étudier sa nourriture avaient permis de découvrir qu'il était porteur de la bactérie de l'ulcère de l'estomac (helicobacter pylori). Mais que l'on se rassure ! Rien ne permet de penser qu'il en ait souffert : la moitié de la population mondiale héberge cette bactérie et seulement 10% des porteurs développent un ulcère (Napoléon n'a pas eu de chance...).

Lorsque homo sapiens a quitté l'Afrique pour se répandre sur toute la planète, helicobacter pylori l'a fidèlement accompagné dans cette aventure. Quand des groupes se séparaient pour partir dans des directions différentes, leurs bactéries mutaient de façon indépendante (comme cela se produit avec le virus de la Covid). On a pu établir un schéma synthétisant ces variations dans le temps et l'espace et les associer aux voies de migration suivies par nos ancêtres.

Aujourd'hui, Helicobacter pylori chez les européens est originaire de 2 souches venant l'une d'Asie Centrale et l'autre d'Afrique du Nord. L'hypothèse la plus couramment admise est que cette hybridation se serait faite il y a 20 000ans. Chez Ötzi la bactérie est typiquement asiatique. Celui-ci ayant vécu il y a 5300 ans, cela veut peut-être dire, selon certains spécialistes, que cette hybridation serait beaucoup plus récente qu'on ne le pensait ou alors que notre vaillant homme des glaces aurait échappé à ce métissage.  En attendant de nouvelles découvertes,  Ötzi  reste le seul témoin et garde tout son mystère.