samedi 7 novembre 2020

Deux panneaux de Giovanni Bellini découverts en France

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Dans un article daté du 1er octobre 2020, publié sur son blog « La tribune de l’art », Didier Rykner signale la découverte, dans une collection privée française, de deux panneaux de Giovanni Bellini.

Le 12 mars 2019, le Journal Officiel publiait le refus de certificat d’exportation de deux panneaux « attribués à Giovanni Bellini », un Saint Étienne et un Saint Laurent. L’avis de la commission des trésors nationaux signalait que ces œuvres faisaient partie du même polyptyque que deux autres tableaux figurant Saint Antoine Abbé et un Saint Évêque, probablement Saint Augustin, donnés en 1875 par Guillaume Parissot, l’ancien directeur du magasin « La Belle Jardinière », à l’église du Pecq (Yvelines), et déposés depuis 1980 au Louvre.

Curieusement, les deux panneaux du Louvre n’ont jamais donné lieu à des études très avancées et sont toujours seulement « attribués à » Giovanni Belllini.

Les deux tableaux réapparus qui appartiennent depuis le milieu du XIXe siècle à une vieille famille aristocratique française, ont fait l’objet d’une étude très approfondie. Il faut signaler leur extraordinaire qualité et leur bon état général.

Toujours situés dans l’école vénitienne autour de 1460, l’attribution des panneaux du Louvre était discutée mais, en 1992, Pierre Rosenberg affirmait le nom de Giovanni Bellini. Il n’y a désormais plus aucun doute. La qualité des œuvres et leur technique rendent l’attribution à Bellini certaine, et c’est d’ailleurs la conclusion de Mauro Lucco qui, dans le catalogue raisonné à paraître dans quelques jours chez ZeL Edizioni, inclut sans aucune réserve les panneaux du Louvre et ceux de la collection particulière française, proposant par ailleurs une reconstitution avec un panneau central représentant la Vierge à l’enfant conservé aujourd’hui à la Galleria dell’Accademia de Venise. Il ne s’agit que d’une hypothèse, en effet, il est possible que le panneau central ne soit pas celui de Venise, mais reste encore à retrouver dans notre pays.

Outre l’extraordinaire découverte que constituent ces deux peintures, leur réapparition permet désormais de rendre sans aucun doute celles du Louvre à Giovanni Bellini, l’un des plus importants artistes italiens de la Renaissance. Il faut espérer que les panneaux du Louvre pourront être restaurés par le musée.

Giovanni Bellini, né à Venise, entre 1425 et 1433, et mort à Venise, le 29 novembre 1516, est un peintre italien de la Renaissance, considéré comme le précurseur de l'école vénitienne, dont l'œuvre marque la rupture définitive avec le style gothique. 



mardi 3 novembre 2020

Retour sur le voyage en Sicile orientale

Lors de la fête de l’Épiphanie, Befana en italien, plusieurs excursionnistes, membres de l’association, ont retracé les étapes touristiques de notre passionnant périple en Sicile orientale, organisé par L’ACORFI, du 17 au 24 mai 2019. Des photos évocatrices des sites incontournables ont défilé tandis que couraient les commentaires adéquats.
 

Le temps passa vite et nous avons dû interrompre la séance qui s’est prolongée au-delà de la période impartie.

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Ainsi, je n’ai pas pu intervenir afin d’évoquer deux figures d’écrivains célèbres de l’Antiquité, nés en Sicile : EMPÉDOCLE et THÉOCRITE. Je vous les présente maintenant, comme symboles de cette île qui nous a fascinés par son histoire et sa géographie.

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Vous pouvez retrouver les diaporamas sonorisés (de notre voyage à travers la partie orientale de la Trinacria, en suivant ce lien.


 

dimanche 1 novembre 2020

site web : acorfi.asso.fr

 Notre site web évolue.

Vous avez sans doute remarqué que le site avait changé depuis le début de l'année et surtout pendant le confinement.

L'application flash-player qui nous permet d'accéder aux diaporamas va disparaître fin décembre.

Il n'était plus possible d'écouter et visualiser ces vidéos. De même certains enregistrements audios stockés à l'extérieur du site d'hébergement ont disparu. 

Il fallait remédier à cela. Nous nous y attelons.

La mise à jour du site n'est pas terminée, mais elle est en bonne voie.


Je vous propose un petit tour d'horizon sur ce qu'il était et sur ce qu'il devient :


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jeudi 8 octobre 2020

Brèves d'Italie (7)

 La battaglia della Meloria   


Torre della Meloria 
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Ce fut la plus sanglante bataille navale du Moyen Age : elle opposa la flotte de la République de Gênes et celle de la République de Pise, près de l'îlot de la Meloria, au large des côtes de Porto Pisano (Livorno).          

L'hostilité entre les deux républiques maritimes avait commencé en Terre Sainte pour le contrôle des ports de commerce.

En 1282, entre les deux flottes commence une guerre en mer Tyrrhénienne, qui dura deux ans jusqu'au 6 août 1284, jour de San Sisto, alors patron de Pise, quand Gênes défia la Cité toscane en dehors du port.

Les pisans se fiant à leur supériorité numérique  et dans la protection du Saint, sortirent en mer. Mais une autre flotte ennemie les encercle : alourdis par leurs armures, ils furent attaqués avec les arbalètes des ligures (plus légères).

Quand les génois réussirent à abattre la bannière des pisans, pour les toscans, ce fut la fin.

Pise paya un lourd tribut : cinq mille morts et douze mille déportés.

Alors commença la décadence de la Cité qui changea même de patron : de San Sisto à San Ranieri.


lundi 5 octobre 2020

Conférence Vivre dans l'infini : Biographie et savoirs chez Giordano Bruno / Nuccio Ordine

 

                                  

GIORDANO  BRUNO le Philosophe incendié

Pour donner suite à ma modeste présentation : la pluralité des mondes, Giordano Bruno, Galileo Galilei objet de notre rencontre du 10 décembre dernier, je vous propose d'écouter cette conférence essentielle donnée par le Professeur Nuccio Ordine le 9 Octobre 2014 aux journées "VIVRE L'INFINI".

Où Giordano Bruno est un philosophe aux facettes (facéties parfois) multiples et aux écritures aussi riches  qu'originales en cette Renaissance finissante (1580 à 1600)…

… où le Professeur Ordine projette sur les difficultés de notre monde contemporain la morale du philosophe sacrifié le 17 Février 1600.

--> cliquez  ici pour écouter la conférence.

Illustration : fontaine du parc de Caserte (près de Naples) présentant le mythe d'Actéon*

 * le philosophe, chasseur infatigable d'une Vérité inaccessible est, après avoir tenté de la contempler de près, comme Actéon surprenant Artémis au bain,  ébloui, transformé en cerf et finalement dévoré par ses chiens.

mercredi 30 septembre 2020

L'Italie des astronomes

 L'ITALIE DES ASTRONOMES



Une émission de France Inter sur l'astronomie italienne et son histoire, compte rendu enregistré des rencontres de Blois 2019 dont le thème était l'Italie.

Bonne écoute

Remarque : cliquez sur le titre de l'article pour accéder à la présentation de cette émission ou bien ici.

lundi 21 septembre 2020

Une plongée dans la Mafia parmesane avec Valerio Varesi


Valerio Varesi écrivain italien, auteur de polars, né à Turin en 1959, vit à Parme, sa ville d'élection. Il puise son inspiration dans cette ville, jusqu’à plonger son héros, le commissaire enquêteur, Franco SONERI, dans la substance de cette ancienne cité ducale, tel un fervent Stendhalien auquel il se réfère.

Le commissaire Soneri de la Questure est un homme vieillissant qui souffre de nostalgie. Sa ville n’est plus ce qu’elle était au point que la conscience de son évolution urbaine inspire à l’auteur des pages saisissantes au réalisme douloureux. L’écrivain communique au lecteur un certain spleen baudelairien des plus efficaces. En pleine nostalgie d’une ville qui a perdu «  son âme » il décrit Parme revêtue des habits d’une modernité néfaste, gangrenée par la Malavita omniprésente.

Valerio Varesi fait de cet enquêteur une sorte d’alter ego, comme s’il soulageait son spleen en écrivant des enquêtes policières, souvent vouées à l’échec. En effet, les coupables de meurtres liés aux fraudes impunément étalées aux yeux des autorités judiciaires, s’en sortent par tout un système de rachats illicites au prix de la drogue, source de trafics incessants. Les maffieux se glorifient de leur impunité face à des agents de police impuissants à mettre sous les verrous les délinquants notoires, meurtriers impunis qui affichent leur réussite financière avec insolence ?
 
Le commissaire Soneri dont l’énergie n’est pas contestable, sombre dans une mélancolie aussi noire qu’est blanche la cocaïne source de mille profits : du bas en haut de l’échelle des mafieux. Cette mafia est renouvelée constamment par les étrangers venus de l’est qui peu à peu investissent les pouvoirs publics. L’auteur met le doigt sur l’inefficacité des institutions légales telle la cour de justice moins efficace que celle des assassins. Tout est à l’image de la ville qui se délite moralement et se transforme sous les coups de butoir d’un monde en mutation.

J’ai lu deux de ses romans qui sont autant de méditations saisissantes sur la mort programmée de Parme, centre urbain qui fut aimable, enrichi par le talent des artistes prestigieux qui en firent un lieu de civilisation urbaine. « Or, encens et poussière » publié aux éditions Agullo, fait état du dévoilement d’une nouvelle puissance en train de grignoter les richesses de la cité aristocratique.

La réputation de cette ville tient autant à sa richesse artistique qu’à deux produits emblématiques de la gastronomie transalpine : jambon et fromages, et plats d’anolini rappellent Parme la cossue et la gourmande dont Soneri hume les odeurs revigorantes. Quant aux artistes tel Le Corrège qui décora la cathédrale, ils jalonnent le parcours de l’enquêteur qui les salue tels des familiers de son parcours citadin.

Parme orgueilleuse de son prestigieux passé vit, grouille et se transforme. Suintent les odeurs de la Malavita car Soneri dit «  l’âpre vérité » fidèle à Stendhal. Le lecteur ne peut qu’apprécier sa plume élégante et son vocabulaire foisonnant qui font de Valerio Varesi un styliste de la langue italienne. Plonger dans sa pâte romanesque, procure un plaisir quasi charnel. Il sait cartographier les mutations dues à la mondialisation des échanges commerciaux qui mènent à la confusion des valeurs et des comportements humains.

Où est le Bien, où est le Mal ? trafic mafieux, assassinats, impunité juridique ! Seule réponse au lecteur : l’objectivité de l’écrivain qui a vu sa ville se dégrader au long cours de sa vie que l’amour pour une femme vient parfois adoucir, au soulagement du liseur qui se sent pris dans l’étau écrasant de ces enquêtes « pour Rien » puisque Soneri « amant de la vérité » évite les Happy End consolateurs.